Que faire après une tentative de suicide ?
J’ai choisi la pendaison. Cela semblait bien fonctionner dans les westerns. Malheureusement ils sont plutôt softs côté images et réalisme !
Quelle corde choisir (matière, longueur, diamètre, résistance au poids), comment faire le nœud, mort rapide ou non ? Peur de rester pendu vivant, peur que la branche se casse, peur que la corde se déchire !
À mon premier essai, le jeudi 21 juillet 2022 peu avant minuit, visuellement, j’avais environ 50 centimètres de marge avec le sol. Mais plusieurs phénomènes physiques m’ont échappé : le serrage insuffisant de la corde autour de la branche, « l’élasticité » des fibres de la corde sous mon poids et la diminution du nœud coulant « rallonge » la corde ! Du coup, après avoir sauté, je me suis retrouvé, pile, sur mes pieds ! La marge n’a pas été suffisante ! En l’état, on ne peut sûrement pas avoir l’air plus con ! D’en bas, je n’arrivais pas à desserrer le nœud. Heureusement, avec mes grandes jambes, j’ai pu remonter sur la butte en terre pour me libérer. Impossible de faire un nouveau tour complet de la branche, même avec le surplus de corde, pour recommencer. J’ai tout laissé sur place et je suis parti !
Moi et la malchance, c’est un peu à la vie, à la mort ! Dommage qu’elle ne puisse pas prendre forme humaine, on aurait pu se marier et faire plein de petits malchanceux !
Dégoûté de vivre, je l’étais déjà depuis des années, avant ma dernière embauche miraculeuse. Dégoûté de mourir, vais-je le devenir aussi ?
Bilan : Brûlure au niveau du cou, côté droit, et douleurs tout autour de la gorge (peut-être des hématomes ?). J’ai des difficultés à avaler ma salive, à boire, etc. comme si j’avais une grosse angine ! La conséquence la plus grave est que j’ai maintenant comme un sifflet dans la gorge ! Assez souvent quand je parle ou je respire, je siffle !
Et donc, que faire après ma tentative de suicide ?
→ Se battre avec l’avocate commise d’office qui n’a pas vraiment envie de se battre pour moi ? Non car, contrairement au 13 mai où j’avais eu un léger regain de moral, là rien du tout !
→ Relancer mon blog ? J’avais pensé lui donner un autre visage, mais je suis en permanence obnubilé par ma démission étrangement incomprise, injustement acceptée et ses conséquences dramatiques dont les personnes en cause dans mon ancienne entreprise n’en ont rien à battre, par mes difficultés à trouver un avocat qui a envie de travailler et les mettre aux Prud’hommes, par ma recherche d’emploi perdue d’avance, par l’unique solution que j’entrevois pour en finir définitivement ! Les jours passent, l’inéluctable est repoussé chaque semaine, ce qui me permet finalement d'ajouter des articles, un peu bâclés, assez régulièrement.
→ Aller voir un médecin ? Je ne suis pas malade, dans tous les sens du terme ! Ce qu’on m’a fait est impardonnable et je ne pourrais jamais m’en remettre, cela même si un procès aurait finalement lieu et que j’en sortirais vainqueur !
→ Quoi d’autre ? C’est facile à deviner, mais c’est loin d’être une solution de facilité ! J’espère pour vous que vous n’aurez jamais à le vérifier par vous-même ! Quel sera mon prochain achat ? Un déguisement de Superman afin de savoir si je sais voler et si je résiste au choc ? Et faire le saut de l’ange ! C’est quelque chose qui m’irait bien, car je suis un ange, mais personne n’a réussi à le découvrir ! Pire, deux personnes dans mon ancienne entreprise voudraient faire croire le contraire à tout le monde ! Ou alors réutiliser ma corde puisque, aussi étrange que cela puisse paraître, elle était toujours dans l’arbre, à la vue de tous, quand j’y suis repassé quatre jours plus tard ! Je l’ai donc récupéré !
J’espérais mettre en ligne cet article, post-mortem, peu de temps après avoir relancé mon blog courant août 2022. Mais bien qu’une nuit de quasiment chaque nouvelle semaine, depuis fin juillet, je suis à la recherche d’un autre arbre avec une branche solide plus haute tout en restant accessible, je n’en trouve pas. L’article resta donc longtemps en suspens.
Voici les faits les plus notoires depuis le mois d’août 2022 :
→ En octobre, je trouve l’arbre idéal sur le campus. Comme il était un peu trop à la vue de tous, j’ai voulu quand même tenter le coup une nuit après 1 heure du matin. Malheureusement contrairement à la plupart des endroits à Pessac, les lampadaires étaient encore allumés ! J’ai patienté plusieurs heures espérant ne plus voir de piétons et l’extinction des lumières de tous les logements de la cité U en face, mais rien à faire ça fourmille constamment !
→ Le 30 novembre, je trouve une solution différente. Ce n’est pas un arbre, c’est autre chose. Cependant ce n’est pas vraiment idéal puisque, vu la hauteur qui me sépare du sol, si la corde se déchire, j’aurais certainement les jambes brisées. Ce qui me pose un énorme problème si c’est ce qui arrive, puisque mes jambes sont ma liberté ! Je prévois d’y passer à la fin de la semaine. J’y suis passé trois fois en moins de deux semaines d’intervalle… je n’ai pas osé. Mon corps a peur, il me demande pitié ! Je pensais que passer à l’acte la deuxième fois serait plus facile, eh bien non ! Je tergiverse trop en allant sur les lieux, je prends trop de temps à observer les alentours pour tenter de voir s’il y a quelqu’un, ce qui rallonge l’attente avant de passer à l’acte ! Car, même à 5h00 du matin, il y a des gens qui se promènent la nuit dans les bois !
→ J’y suis repassé avant Noël, pas mieux. Faut que je trouve autre chose.
→ Une fois sur place, je dois agir vite et sans réfléchir ! Faute de lieu parfait, je repousse constamment l’inévitable. Je ne voulais pas connaître l’année 2023… mais je suis encore là. Je ne voulais pas arriver au 14 janvier… mais je suis toujours là !
→ Je ne voulais surtout pas revivre un 17 janvier ! Alors durant la nuit précédente, je vais mettre en pratique quelque chose qui m’avait traversé l’esprit plusieurs fois auparavant. Il n’arrête pas de pleuvoir, mais j’y vais quand même. Je m’arrête à peu près à la moitié d’un escalier extérieur, j’installe ma corde (tranquillement puisqu’avec ce temps, même à 5 heures du matin, je ne devrais pas voir le moindre pèlerin), je vérifie la hauteur, j’ai pas mal de marge sans être toutefois trop dangereux en cas de chute. Je m’allonge à plat ventre sur la large rambarde, je me mets la corde au cou, je serre le nœud coulant (mais pas complètement, je ne sais pas pourquoi). J’ai dû rester en position dix bonnes minutes avant de faire la bascule ! Mais quand ça veut pas, ça veut pas ! La corde mouillée glisse le long de mon cou et de ma tête, eux aussi bien mouillés ! Dans la chute, j’ai le réflexe d’attraper le bout de la corde avec ma main droite. Je me fais mal, donc je relâche la corde, mais cela a suffi à ralentir ma chute, je retombe sur mes pieds, principalement le gauche, puis sur la fesse gauche et le bras gauche ! Dans l’immédiat, je ne ressens que des brûlures au niveau du cou, d’un côté du visage et d’une oreille. Je me nettoie ses parties avec l’eau d’une flaque à proximité. Je récupère ma corde avec une main douloureuse et je repars dépité ! Une heure et demie de marche après, je retrouve la chambre d’hôtel que j’avais quittée où je peux réellement observer les dégâts. À la lumière devant le miroir, je ne suis pas loin de ressembler à « Elephant Man » ! La corde m’a éraflé divers endroits du visage. Les brûlures se trouvent au niveau du cou et de la mâchoire. J’ai plusieurs hématomes par-ci, par-là, une inflammation au niveau de l’oreille gauche (et un bleu bien bleu) et une importante au cou (comme si j’avais un goitre) ! Les lèvres sont légèrement gonflées, mais rien au niveau du nez. À froid, j’ai une douleur à la cheville gauche, à la fesse gauche, au bras gauche et à la main droite.
L’article est finalement mis en ligne après ce deuxième échec. Je reprends le cours de mon existence en mode vivant-mort jusqu’au prochain crash-test ! Les choses devraient bientôt s’accélérer puisque, à force de dépenser jusqu’à 1 900 € par mois pour simplement des nuits dans des chambres d’hôtels et la location d’un box pour toutes mes affaires, ça fait très mal à mon petit compte bancaire ! En dix mois, j’ai dépensé plus de deux ans de loyer à 600 euros (cas sans ALS, soit près de 4 ans de loyer avec ALS), c’est totalement dingue ! Tant pis pour les propriétaires qui cherchent un locataire et tant pis pour moi. Il ne me reste plus qu’à trouver une alternative à la corde, et le courage qui va avec !
À ce jour, il n’y a plus d’autre solution, car, faute d’avocat qui ne travaille pas qu’à la tête et au porte-feuille des clients, pour que justice soit rendue contre les deux personnes qui m’ont amené à ce niveau de détresse, seule ma mort et les articles à venir pourront, je l’espère, être efficaces !
P.-S. du 19/02/23 : La fin de mon préavis datant de bientôt un an, ces genres de personnes ont souvent la chance de leur côté et ils n'auront peut-être plus à répondre de leurs actes ! Comme disait Alcina, une bénévole à la Croix-rouge française à Pessac : si la justice n’a pas été faite sur Terre, ils devront quand même rendre des comptes devant saint Pierre ! C’est peut-être vrai, mais c’est moi qui le paye de ma vie et mon honneur ne sera jamais réhabilité !